Communiqué de presse du 26 mars 2013

Les Laboratoires Servier contestent formellement les propos tenus ce matin lors d'une conférence de la ANSM par M. Mahmoud Zureik, épidémiologiste chargé par l'ANSM d’une étude sur les accidents thrombo-emboliques veineux liés aux COC dans la période 2000-2011.

« La pilule a un intérêt médical contrairement à Mediator. Son risque était connu, contrairement à celui de Mediator qui était délibérément caché par l'industriel » a-t-il déclaré à la presse.

Les propos du Professeur Zureik sont infondés ; en effet, l'efficacité du Mediator était avérée par les indications de l'AMM ainsi que par plusieurs études des années 2000. En outre, l'assertion émise selon laquelle "l'industriel savait mais l’aurait caché", a été démentie par l'évolution récente de la procédure.
En effet, lors de l'audience du 11 décembre 2012 pour la mise en examen pour homicide et blessures involontaires du Dr Jacques Servier et de quelques sociétés du Groupe Servier, à l'issue de l'interrogatoire de première comparution, les juges, dans le libellé de la mise en examen qu'ils ont ordonnée, ont exclu toute dissimulation par Les Laboratoires Servier vis-à-vis de l'Agence du Médicament concernant la pharmacologie, le métabolisme ou les effets secondaires du Benfluorex sur toute la période de la prévention, soit de 1995 à 2009.

Il s'agissait là d'une étape très importante dans la recherche de la vérité et des responsabilités éventuelles, en contradiction, notamment, avec les conclusions du rapport de l'IGAS.