Droit de réponse suite à l'article du Figaro du 27 mars intitulé « Aucun rapport entre la pilule et le Mediator »

La journaliste ignore une étape essentielle de l’instruction en cours quand elle dit que le cas Mediator se distingue de celui des contraceptifs oraux par cinq points accusateurs portés contre Servier.

En fait les trois premières accusations évoquées concernant la dissimulation d’information par Servier ne sont plus d’actualité depuis le 11 décembre 2012 quand les juges en charge de l’affaire Mediator au Pôle santé de Paris ont reconnu qu’aucune dissimulation ne peut être reprochée aux Laboratoires Servier vis-à-vis de l’ANSM (l’Agence du médicament), qu’il s’agisse de la nature, de la parenté chimique ou des effets indésirables susceptibles d’être attribués au Mediator (1er, 2e et 3e points mis en avant à tort dans l’article).

Le quatrième point concernerait une très large prescription de Mediator en dehors de ses indications. Cela aussi est faux. En effet, les seules données incontestables en la matière et non contredites depuis lors, à savoir les bases indépendantes Thales et Dorema, démontrent que le niveau de prescription hors indications du Mediator était identique à celui des autres médicaments.

Le cinquième point de l’article concerne une prétendue absence d’utilité thérapeutique du Mediator selon la citation choisie par la journaliste d’un épidémiologiste qui n’a pourtant aucune compétence pour parler de l’efficacité des médicaments. Des sources fiables existent. Elles émanent de plusieurs études, aux standards les plus rigoureux, qui ont démontré l’efficacité du Mediator dans le traitement du diabète de type II.

Nous contestons tout aussi vigoureusement toute accusation d’avoir mis la pression sur des médecins pour quelque raison que ce soit.

Enfin, il est parfaitement cynique d’imaginer et scandaleux d’affirmer que les Laboratoires Servier « vont (à tort) se frotter les mains » de la publication des chiffres de mortalité liés aux contraceptifs oraux.