Table ronde organisée par le comité Care de Servier France à l’espace Bérégi. De gauche à droite : Leïla Zin El Abidine, Chef de produit médecine générale Servier France, Inès Gayrard, Chargée d’Affaires publiques et Communication Servier France, Céline Triquel, Directrice de l’innovation ouverte R&D Servier, Florence Clavaguera, Directrice générale Flobiotech, Aurélie Bon, Directrice générale Red drop Lab, Chiara Cespi Polisiani, Directrice générale Papilio.bio et Pierre Boyer, Directeur général de la filiale Servier France.

Aujourd’hui encore, moins d’un chercheur sur trois dans le monde est une femme. Les freins sont multiples et non exhaustifs : stéréotypes persistants, accès inégal aux financements, moindre reconnaissance institutionnelle, etc. L’histoire des sciences porte d’ailleurs la trace de cette invisibilisation, intitulée « effet Matilda », qui désigne l’effacement ou la minimisation des contributions scientifiques des femmes.

Si des figures emblématiques comme Marie Curie ont marqué l’histoire, nombreuses sont celles dont les travaux ont été longtemps sous-estimés ou attribués à d’autres. Dans le domaine de la santé, ces exemples rappellent combien la reconnaissance des femmes en sciences reste un enjeu majeur — non seulement en matière d’égalité, mais aussi de progrès scientifique.

C’est dans cet esprit que la filiale France a organisé, le 18 février 2026, une table ronde intitulée : « Femmes de science, femmes d’impact : entreprendre pour transformer la santé des femmes ». Cette rencontre a réuni des expertes engagées dans l’innovation en santé : Céline Triquel, Directrice de l’innovation ouverte R&D (Spartners) ainsi que trois entrepreneures issues de l’écosystème FemTech : Aurélie Bon (Red Drop Lab), Florence Clavaguera (Flobiotech) et Chiara Cespi Polisiani (Papilio.bio). 

Au cœur des échanges : la FemTech, contraction de « féminin » et « technologie », qui désigne l’ensemble des innovations dédiées à la santé des femmes. Ce secteur couvre des pathologies spécifiquement féminines, des maladies à surreprésentation féminine ou encore des pathologies se manifestant différemment selon le sexe. Longtemps considérée comme marginale, la santé des femmes constitue aujourd’hui un champ d’innovation stratégique, à la croisée d’enjeux scientifiques, sociétaux et économiques. 

Les intervenantes ont souligné que de nombreux besoins de santé restent encore insuffisamment reconnus ou financés. Le manque de données différenciées, la sous-représentation des femmes dans certains essais cliniques ou encore des biais dans l’orientation des investissements constituent autant de défis à relever. Toutefois, les lignes évoluent : structuration de l’écosystème FemTech, montée en puissance des réseaux d’entrepreneures et prise de conscience institutionnelle accrue pour ne citer que ces exemples. 

Les échanges ont également permis d’aborder la réalité de l’entrepreneuriat scientifique au féminin. Convaincre des investisseurs, porter des projets liés à des sujets parfois encore tabous, dépasser certains biais de perception : les parcours partagés ont mis en lumière à la fois les freins rencontrés et les leviers d’action. Toutes ont souligné l’importance du mentorat, du réseau, de l’accompagnement et de la visibilité des rôles modèles.

Au-delà des défis, un message fort s’est dégagé : l’innovation en santé des femmes ne constitue pas un marché de niche, mais un enjeu central pour une médecine plus équitable, plus personnalisée et plus performante. En intégrant pleinement la diversité des parcours et des regards, la recherche gagne en pertinence et en impact.

Célébrer la Journée internationale des filles et des femmes de science, c’est ainsi reconnaître le chemin parcouru tout en affirmant la nécessité d’aller plus loin. En donnant la parole à celles qui innovent, entreprennent et transforment le système de santé, Servier France réaffirme son engagement en faveur de l’égalité, de l’innovation ouverte et d’une science inclusive. 


26HP0491WF – 25/03/2026